Français : 1er BAC (Toutes filières)

Le dernier jour d’un condamné : Présentation de l'œuvre  (Partie 2)

 

 

Professeur : Mr MAHTANE Hicham

 


Sommaire

 

XIII- Les personnages de « Le dernier jour d’un condamné »

XIIII- Le schéma narratif de « Le dernier jour d’un condamné »

XV- Le schéma actantiel

XVI- Le résumé du roman

 


XIII- Les personnages de « Le dernier jour d’un condamné »

 

Le condamné à mort

Un homme sans nom. On n’a aucune indication sur son identité et sur le crime.

On sait seulement qu’il a une mère, qu’il est marié et père d’une fille prénommée « Marie ».

C’est un homme bien éduqué, de bonne souche sociale défendant sa cause en exposant ses souffrances et ses sensations.

Marie

La fille du condamné. Elle est âgée de trois ans.

Elle est belle, rose et fraîche.

Elle n’a pas reconnu son père quand il l’a reçue avant son exécution.

Le Friauche

Un condamné à la peine capitale que le narrateur a rencontré dans un petit cabinet de la Conciergerie.

C’est un homme d’environ cinquante-cinq ans, de taille moyenne ; ridé et voûté.

Sa femme et sa mère

Elles ne sont pas décrites ; mais elles sont citées en référence à la souffrance, à la peine indirecte que l’on fait subir aux membres de la famille du condamné à mort : "J’admets que je sois justement puni ; ces innocentes qu’ont-elles fait ? N’importe ; on les déshonore, on les ruine. C’est la justice." (Chapitre IX).

 


XIII- Les personnages de « Le dernier jour d’un condamné »

 

Les représentants de la société

Juges, magistrats, directeur de la prison représentent la société. Pour eux, une exécution est une chose banale qui doit se dérouler dans les formes, exemples :

  • Le président du jury est « calme ».
  • Les jurés sont « blêmes et abattus » mais c’est à cause de la fatigue due à la longue délibération. Quelques-uns baillent. Tous ont « une grande envie de dormir ».
  • Un jeune assesseur s’entretient « presque gaiement » avec « une jolie dame en chapeau rose ».
  • L’avocat de la défense vient de « déjeuner copieusement et de bon appétit ».
  • Le directeur est gentil, mais cette gentillesse est intolérable quand il informe le condamné que c’est “ pour aujourd’hui ” et qu’il lui demande « en quoi il pourrait (lui) être agréable ou utile »…
Les geôliers

Quelques-uns sont gentils avec lui ; d’autres ne le sont pas. Il y a des geôliers qui parlent avec lui et lui demandent beaucoup de choses et d’autres qui le traitent comme un animal.

La foule

C’est la société (de Paris) qui veut voir tuer cet homme. Elle est très nombreuse.

Elle ne veut pas la justice ; elle veut simplement assister à un spectacle : celui de l’exécution de la peine capitale par la guillotine.

 


XIII- Les personnages de « Le dernier jour d’un condamné »

 

Le prêtre

Bon et charitable, c’est un homme qui éprouve pas de compassion pour le narrateur. Il le croit impie.

La promiscuité des criminels et le spectacle des exécutions l’a rendu placide.

L’huissier

Un homme insensible qui vient annoncer au condamné le rejet de son pourvoi en cassation.

Il ne s’intéresse qu’à son tabac et aux nouvelles politiques sans importance. La mort ne l’émeut pas.

Le bourreau

Le bourreau ne se soucie que de ses problèmes techniques : il craint que la pluie ne rouille le mécanisme de la guillotine.

 


XIII- Les personnages de « Le dernier jour d’un condamné »

 

Le sous architecte

Un jeune homme qui est arrivé dans la cellule du condamné, à la Conciergerie afin de prendre les mesures de la Cellule. Il est insensible et sarcastique.

Le nouveau gendarme de la Conciergerie

C’est un gendarme aux yeux de bœuf, au front déprimé qui remplace l’ancien gendarme bon.

C’est un joueur invétéré qui demande au condamné de revenir, après sa mort, lui rendre visite en vue de lui indiquer les numéros gagnants au jeu.

L’espagnole

Le premier amour du narrateur. Fille à la peau brune, aux cheveux longs et aux yeux grands.

Le narrateur l’appelait affectueusement Pepa.

 


XIIII- Le schéma narratif de « Le dernier jour d’un condamné »

 

État initial

Le personnage-narrateur menait une vie heureuse avec sa famille, sa fille Marie, sa femme et sa mère jusqu’au jour du crime qui a bouleversé sa vie.

NB: Le récit commence in medias res c’est-à-dire le moment où l’action est déjà engagée.
L’auteur ellipse de la situation initiale afin de dramatiser l’histoire, et de mettre en exergue la question centrale du texte, à savoir la contestation de la peine de mort. Toutefois il nous est facile de déduire cette situation initiale à travers le flashback (Analepsies, retour en arrière).

Élément perturbateur

Le meurtre commis par le narrateur-personnage.

Péripéties

Le jugement, l’emprisonnement, la condamnation à la peine de mort, recherche du condamné d’une solution pour préserver sa vie.

Dénouement

Il n’y a pas de dénouement.

Situation finale

L’auteur a fait l’ellipse de la situation finale pour amener le lecteur à réfléchir.

 


XV- Le schéma actantiel

 

  • Destinateur : L’instinct de vie La crainte de la mort - Le devoir parental.
  • Destinataire : Le narrateur - Sa fille Marie - Sa mère - sa femme.

1/ Actant-sujet : Le narrateur.

2/ Actant-objet : sauver sa vie (se faire gracier).

3/ Actant-opposant : La foule – Les juges - Les magistrats – Les gendarmes - L’huissier – L’aumônier – Le directeur de la prison ..

4/ Actant-adjuvant : Pas d’adjuvants excepté l’avocat.

 


XVI- Le résumé du roman

 

Un condamné à mort, obsédé par l’idée de la mort, raconte sa condamnation, son séjour à Bicêtre, puis à la Conciergerie, décrit les préparatifs de son exécution, sa dernière toilette, le voyage en charrette vers l'échafaud, ses impressions durant les quelques instants de délai qui lui sont accordés, mais qui vont bientôt s’achever.

Le roman se présente comme le journal qu'un condamné à mort écrit durant les vingt quatre dernières heures de son existence dans lequel il relate ce qu'il a vécu depuis le début de son procès jusqu'au moment de son exécution, soit environ six semaines de sa vie.

Ce récit, long monologue intérieur, est entrecoupé de réflexions angoissées et de souvenirs de son autre vie, la « vie d’avant ».

Le lecteur ne connaît ni le nom de cet homme, ni ce qu'il a fait pour être condamné, mis à part la phrase : « moi, misérable qui ai commis un véritable crime, qui ai versé du sang ! ». L’œuvre se présente comme un témoignage brut, à la fois sur l’angoisse du condamné à mort et ses dernières pensées, les souffrances quotidiennes morales et physiques qu'il subit et sur les conditions de vie des prisonniers, par exemple dans la scène du ferrage des forçats.

Il exprime ses sentiments sur sa vie antérieure et ses états d’âme....

Il se fera exécuter sous la clameur du peuple qui voit sa mort comme un spectacle.

 


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